Biographie de Paul-Emile Béha (1913-1978)
Biographie
Après avoir obtenu sa licence en économie politique à l'Université de Neuchâtel, Paul-Emile Béha, né à Bienne le 5 janvier 1913, s'engage en tant que professeur à l'Ecole supérieure de Commerce de Neuchâtel, où il enseigne jusqu'en 1969.
Son activité de critique musical, qui l'amenera à s'intéresser aussi au jazz (il correspond avec Hugues Panassié, célèbre critique jazz français), commencera en 1947 avec des collaborations auprès des journaux locaux, dont "Feuille d'Avis de Neuchâtel" (ensuite devenu "L'Express").
Il sera par la suite sollicité comme rédacteur d'articles de fond et de critique par les "Feuilles musicales" (revue musicale romande et courrier suisse du disque), dès leur fondation, par Constantin Regamey et Pierre Meylan. Il collabore à cette revue jusqu'en 1962.
Parallèlement il sera critique pour de nombreux festivals suisses et étranger et écrira des articles de base très remarqués (notamment celui sur une des premières éditions de l'opéra "Boris Godounov" de Moussorgsky, déposée à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel et annotée de la main du compositeur).
Paul-Emile Bàha mourra à Neuchâtel le 3 septembre 1978.
Introduction à l'nventaire
La collection du critique musical romand Paul-Emile Béha comprend 441 disques 78 tours de musique classique la plus étérogène, touchant les domaines de la musique symphonique, de chambre et vocale. Sa femme, Denise Schwab, pianiste et enseignante de piano et de rythmique à la Société Suisse de Pédagogie Musicale, épousée en 1945, participa activement à la réalisation de cette préstigieuse collection de disques, comprenant aussi bien des oeuvres et des interprètes célèbres que des compositions peu connues à l'époque (comme, par exemple, les Madrigaux et L'Orfeo de Monteverdi ou les Sonates de Scarlatti, jouées au clavecin par Wanda Landowska), de même que des créations interprétées par les compositeurs qui les ont écrites (notamment la Symphonie "Mathis der Maler" de Paul Hindemith ou le "Concertino de printemp" et le "Quatuor, no. 4" de Darius Milhaud ou, encore, la "Symphonie de psaumes", "Les noces", "L'histoire du soldat" et l'"Octuor pour instruments à vent" de Igor Stravinsky).
Ce copieux matériel n'a pas été inventorié selon les critères usuels de catalogage: on a rédigé une liste (qui se vaut exhaustive) de tous les enregistrements, en les regroupant en 4 sections principales:
- Musique symphonique;
- Musique de chambre;
- Musique vocale;
- Parlé.
On a ensuite établi les suivants critères de catalogage:
- La langue de catalogage du fonds Béha est la langue française (langue maternelle du critique musical).
- Beha est la côte choisie pour identifier le fonds Béha, toujours suivie per le numéro progressif de catalogage (la numération va de Beha 1 à Beha 157).
- Dans chaque section le matériel a été inventorié par ordre alphabétique d'auteur (dans le cas de disques ayant des morceaux de différents auteurs, fait autorité l'auteur du premier morceau).
- Pour faciliter le catalogage des nombreux supports de cette collection, les disques avec des enregistrements contigus (par exemple toutes les ouvertures de Beethoven) ont été regroupés sous un même numéro progressif, suivi par une barre et par le nombre de supports concernés (ex. Beha3/1-5), même lorsqu'il s'agissait d'exécutions données par différents interprètes.
Dans ce cas les morceaux ont été indiqués de suite, après la spécification de l'auteur.
Les interprètes ont été à leur tour regroupés de suite, à la fin da la liste des morceaux.
- Une partie du matériel (46 supports) a été inventoriée dans un deuxième temps;pour faciliter le catalogage de ces supports, on leur a attribué un numéro progressif, consécutif audernier numéro attribué lors du premier catalogage (c.-à-d. de Beha133 à Beha157).
On a ensuite introduits ces supports, suivant le gendre et l'ordre alphabétique d'auteur, dans la liste déjà existante. Voilà pourquoi dans celle-ci, on pourra rencontré un support ayant une numération élevée interposé à l'ordre progressif des supports inventoriés au départ (ex. Beha2/1-2, Beha133, Beha3/1-5).
Remarques:
Les disques du fonds Béha concernant enregistrements de musique suisse (27 supports) ont déjà été catalogués dans l'archive de la Phonothèque et portent l'indication "fondo Emile Béha". Ils sont donc à rechercher par le Database qui se trouve dans le site da la Phonothèque.


